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Ce samedi 1er décembre, le métabolisme du jeu Agenais a été plus fort que celui des Castrais.

 

Pendant les premières minutes, les castrais semblaient maîtriser la situation avec du jeu sans toutefois dépasser la ligne verte des 22 mètres adverses. Les lots-et-garonnais nous mettaient en garde à quelques reprises avec des modes d’action suivants : une attaque tranchante et une défense solide. Chaque équipe portait son ordonnance avec une dose prescrite de jeu au pied. Ainsi, les buteurs se mettaient en exerce. A la pause, Agen menait 6 à 3.

En 2ème période, la cellule du SUA-LG était réduite à 14 avec l’expulsion du pilier Ryan. De plus, elle subissait un effet secondaire avec l’essai en force de Combezou. Urdapilleta continuait sa recette du 100 % au pied avec 3 points supplémentaires. Cependant, notre système ralentissait. Puis, la surdose d’indiscipline nous intoxiquait. E patatrac, le poison colombien Zafra contrait Kockott et aplatissait à la 79ème minute. Agen gagnait 16 à 13.


Notre symptôme du jeu au pied n’a pas été régulé. Il était imprécis et peu dangereux. Quand notre traitement est celui-là, nous perdons à chaque fois. Par contre, le médicament Lamoulie a bien opéré sur ce secteur. Il a pris soin d’occuper le terrain et d’ajuster des frappes chirurgicales avec ses chandelles. Nous avons été battus dans le jeu aérien comme contre Paris. L’inhibiteur enzymatique du jeu au pied nous a empêchés d’assister à un beau match : 28 ballons au pied pour Agen et 25 pour Castres. Agen a même pris des précautions et  nous sevrait de ballons.

Notre système en première période était au ralenti. Certes, il y a avait une multitude de passes mais sans trouver de véritables espaces. Nous avons fait beaucoup de travers. Nous sommes entrés dans les 22 mètres agenais qu’à partir de la 27ème min.

Parfois, notre fluidité a connu des couacs. Par exemple, une passe mal ajustée entre Urdapilleta et Smith, des fautes de main et l’image marquante sera celle d’Urdapilleta ne sachant à qui donner le ballon sur une attaque.

Nos protéines auront été la mêlée, les rucks et les mauls. Mais cela, n’a pas suffit.

Notre biochimie habituelle a défailli : les glucides (le collectif), les lipides (l’intensité) et les protéines (l’agressivité).

Nous avons eu des inflammations sur des pénaltouches en première mi-temps : un en-avant et le ballon échappait par Babillot sur la ligne. Peut-être qu’ils auraient pu changer la donne. De plus, nous avons commis 9 en-avant, soit 3 de plus que les agenais.

Notre épanchement d’indiscipline nous a coûté très cher avec 3 cartons jaunes en 15 minutes (Combezou à la 57ème min, Babillot à la 63ème et Smith à la 72ème). Nous avons aussi commis des obstructions au sol.

Il faut surtout saluer la jeunesse agenaise, qui était sans complexe, plus déterminée et solide. Leurs antidotes Tanga, Miquel et Marchois ont été redoutables sur les turnovers et les plaquages. Le SUA a opéré 183 placages défensifs et 22 offensifs. D’ailleurs, c’était la 2ème défense du week-end. Le CO a réussi 97 placages défensifs et 8 offensifs.

Nous n’avons jamais réussi à imposer notre rythme ni à trouver les failles. Agen n’a pas volé sa victoire et réalise un gros coup pour le maintien.


Certes, cette défaite n’est pas préjudiciable pour le reste de la compétition. C’est dommage car nous perdons encore une occasion de s’installer dans les places qualificatives surtout après la nouvelle défaite à domicile de Montpellier. Il ne faudra pas regretter ou courir après ces points comme la saison dernière. Nos deux défaites interviennent à chaque fois à la veille de la Coupe d’Europe : Paris juste avant Gloucester et Agen juste avant Munster. Nos irréductibles ont-ils été submergé par l’affectif et le contexte du changement de staff ? Peut-être que nos esprits étaient tournés aussi sur les deux rencontres face aux irlandais ? Un match à oublier. Et quoi de mieux Docteur qu’un match de haut-niveau pour se remettre dans le bain.

 Ce que j'ai aimé, Laveau, l’entrée de Tulou, notre mêlée, l’enthousiasme des agenais, Tanga avec sa prestation XXL, Marchois, Miquel.

 Les points négatifs sont notre manque de jeu, notre indiscipline, notre jeu au pied et la sortie sur blessure de Capo.

 La machine clermontoise a fait trébucher Montpellier pour la 3ème fois à domicile. Lyon a étrillé Pau. La Rochelle s’est imposé au forceps face au Racing. Une victoire bonifiée contre Grenoble, qui fait du bien à Toulon. Perpignan n’a toujours pas trouvé la clé pour déverrouiller le cadenas de la victoire. Dans le classico des Stades, Toulouse a fait imploser Paris.

 

C’est le retour de la Champions Cup et la double confrontation face au Munster. Ce dimanche 9 décembre, Castres se déplacera en Irlande.


Article Zaza

Crédit photo Patrick OLOMBEL






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