Les conseillers castrais recevaient la clientèle irlandaise du Munster Rugby dans leurs bureaux de Pierre Fabre.

 

L’ouvreur Carbery ouvrait le score pour une faute au sol de Kockott et doublait la mise. Mais, notre messi argentin Urdapilleta réduisait la marque. Poussé par ses coéquipiers,   Fa’anunu craquait en force le cadenas du Munster (essai accordé à la vidéo). A la mi-temps, le CO rejoignait les vestiaires avec une épargne de 4 points, 10 à 6.

En infériorité numérique, les tarnais résistaient. Carbery passait encore deux nouvelles pénalités. Urdapilleta sanctionnait la faute de Scannell, qui était exclu temporairement. Malheureusement, Rallier commettait un placage dangereux à la 69ème et laissait ses copains à 14. Les castrais solidaires ont fait face et s’imposaient 13 à 12.

 

Nous devions éponger notre dette de la semaine passée. Et cela passait par un rachat de comportement et de jeu. Alors, le banquier Urios avait modifié ses provisions (changement de joueurs en 1ère ligne et en neuf). Et le pari a été rentable !!! Kockott a été le bon gestionnaire de l’émission du jeu offensif (franchissements, fluidité et rapidité) et défensif (turnovers et placages).

Fa’anunu et Firmin ont été de bons actionnaires. Notre pack a endossé les rucks (98 % de succès) et s’est vu crédité de 21 mètres parcourus sur maul. La garantie de nos lancers était assurée par les gageurs Lassalle, Jacquet et Caballero. Et quel ratio : 88 % de touches gagnées et une seule perte !!!

Puis, notre abonnement de territoire nous a permis d’acquérir 51 % d’occupation, 13 mandats d’attaque (4 fois plus que le Munster), des contre-attaques ou des relances impulsées par Spedding et une hausse du taux de pression sur l’adversaire. Ensuite, notre offre de jeu au pied tactique a été performant. La juste valeur des 25 coups a rendu 775 mètres gagnés alors que les 26 de la Red Army ont fait 660 mètres.  Urdapilleta a capitalisé le succès avec ses deux pénalités et une transformation. Dommage pour Spedding qui rate de peu une pénalité de 55 m. Nous avons bien traité les indices flottants (les ballons à l’air) avec Spedding et Paris.

De plus, nos conditions physiques et psychiques ont contribué à une meilleure couverture du terrain (la reprise de Stander par Firmin). Notre capacité défensive a amorti toutes leurs velléités d’OPA avec 114 placages. Les Babillot, Vaipulu, Caballero, Jacquet, Firmin et Viallele ont notifié leur zone. Ils ont prélevé 50 % des attaques à eux 5. Nous avons répondu présents sur les impacts comme par exemple les placages de Firmin, de Combezou ou de Caballero pour impressionner le marché irlandais.

N’oublions pas que le service au pied de Carbery s’est soldé par quatre échecs, soit 50 %. La participation virulente de l’opposition a privilégié les franchissements (5 contre 2), les ballons joués à la main (101 contre 92), les passes (100 contre 81), les placages appuyés comme sur Spedding et les turnovers (5 gagnés contre 3, 11 concédés contre 13, 4 gagnés dans les mauls contre 2). Le résultat : c’est un bilan de 13 défenseurs battus contre 3, un seuil atteint de 53 % possession sur les attaques. L’ensemble irlandais a dominé le secteur de la mêlée avec 75 % de gains contre 67 %. Parfois, le règlement n’a pas été exécuté à bon escient pour moi : des mêlées tournées par les Munstermen mais c’est les tarnais qui ont payé les agios. L’arbitre retirait quand même le talonneur Scannell pendant dix minutes. Earls n’arrivait pas à dominer le ballon avant de franchir la bourse des bleus et blancs. Un en-avant salvateur !!

Malgré cela, nous ne sommes pas effondrés. Nous avons développé un mental hors-norme pour éviter le krach. Ainsi, nous avons géré notre avance dans les dernières minutes avec des séquences de pick and go. Cependant, nous avons reçu 14 mentions de pénalités et eu encore deux incidents (2 cartons jaunes pour Kockott et Rallier). D’ailleurs, l’European Professional Club Rugby (EPCR) a saisi la commission de déontologie pour nos deux joueurs. Et cela pourrait leur coûter très cher.

Enfin, nous avons retrouvé notre rendement d’avant la trêve internationale : une plus-value de combat, un capital de ballons joués à la main, une prime de passes après contacts, une devise de mètres gagnés, des crédits de technique et de maîtrise, une stratégie bien huilée. Ces normes ont permis le gel des avoirs irlandais.

 

Même si la marge était infime à la fin de clôture des comptes (un point d’écart), les tarnais ont montré leurs maturités et qu’ils pouvaient concurrencer les meilleures équipes européennes. Les Olympiens ont rempli leur contrat : une victoire et la 2ème place. Ce redressement nous permet de rêver d’un quart de finale. Les Irréductibles auront l’obligation de s’imposer à Exeter le dimanche 13 janvier 2019 et de battre Gloucester le samedi 19 janvier.

 

Ce que j'ai aimé, notre nhac (envie et rage de vaincre), notre collectif, tout notre pack, le colosse Babillot, Caballero, le magistral Firmin, Kockott, Viallele, Spedding, une 1ère mi-temps rythmée, Haley, Stander, Conway et Beirne.

 

Les points négatifs sont notre indiscipline (encore 2 cartons jaunes), notre manque de réalisme sur certaine attaques et la justesse du pied dans les 20 dernières minutes.

 

Dans l’agence de Gloucester, Exeter a souscrit au bon de souscription « Triomphe ». Le Stade Toulousain a émis son avis d’éxécution aux Waps : un victoire bonifiée, 42 points et 5 essais. Les Lyonnais n’ont toujours pas augmenté leur capital (points et victoire). Le Racing a conforté son actif (1ère place) et mis à découvert les tigres de Leicester. Enfin, le créancier Montpellier a supprimé aux toulonnais le moratoire de qualification européenne.

 

Ho Ho Ho le boxing day rugbystique arrive !!! Le Castres Olympique recevra l’Union Bordeaux Bègles ce dimanche 23 décembre.

 

Article Zaza

Crédit photo illustration REUTERS



 

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