Les Irréductibles avaient chaussé les skis de marque « Défense » ce samedi après-midi sur la station « stade des Alpes ».

 

Sous un temps glacial, le pisteur Rallier suivait bien les traces d’Ugalde : il interceptait sa passe et glissait sur 50 mètres jusqu’à la ligne d’arrivée pour le seul essai de la rencontre (4ème minute). Il y a 2 ans, notre talonneur (plutôt un 3/4) nous avait fait le même coup à Bordeaux et de plus loin encore!!!). Urdapilleta passait la transformation et sanctionnait deux fautes de carres grenobloises (2 pénalités). Après 7 minutes d’arrêt de jeu, les tarnais rejoignaient le chalet des vestiaires sur le score de 13 à 3.

Les acteurs ont exercé un ski moins fluide sur la 2ème période. Cependant, ils ont démontré une débauche d’énergie : les locaux pour essayer de marquer et les visiteurs pour défendre. Les deux buteurs franchissaient les portes (les poteaux) une fois chacun.  A la 72ème, Germain déchaussait à 15 mètres de nos poteaux. L’impassable !!! Cette pénalité aurait dû leur permettre de revenir à 7 points. Le poste de secours castrais protégeait leur domaine jusqu’au sifflet final. Le CO s’imposait à Grenoble par 16 à 6.

 

Le chasse-neige FCG a balisé le parcours de la piste castraise. Il a nous dominé avec de la possession et dans l’occupation dans nos 22 mètres. Tout le long de la partie, ils nous auront mis des bâtons dans les mêlées.

Pourtant, notre dameuse, le pack, aura été impériale sur les mauls. Elle aura connu des dérapages sur les mêlées en 1ère période.

Paris, Tulou et Palis auront été de bons remonte-pentes de ballons : à eux 3, ils ont parcouru 133 mètres.

Le télésiège castrais a connu un seul  incident sur leurs 9 lancers en touche: un 100 % pour Rallier et 83,33 % pour Jennecker. L’équipement Jacquet et Gimeno (3 prises chacun), Samson (2) et Jelonch (1) ont démontré leur maîtrise. Nos gants, made in Tarn, ont réussi à capter 3 touches bleues et rouges.

Nous aurons vu quelques beaux mouvements en 1ère période. Et, La charnière Radosavljevic et Urdapilleta a été à l’unisson. Mais, nous avons encore manqué de réalisme notamment sur deux actions de Vaipulu, qui auraient pu nous permettre de prendre le large. Nous avons commis encore des en-avant sur des actions importantes. Notre centre Ebersohn nous a montré ses talents de slalomeur. En 2de période, nous avons été moins Freestyle : nos figures ont été moins belles sur les bosses de l’attaque. Cela peut aussi se comprendre par les 7 minutes d’arrêt de jeu en 1ère mi-temps, la débauche d’énergie en défense et le fait de mener au score.

Il faudra éviter de renouveler le forfait indiscipline avec deux cartons jaune (un en chaque période) et 12 pénalités concédées en 60 minutes (seulement 3 pénalités pour Grenoble).

Heureusement, nos spatules étaient bien fartées : elles glissaient parfaitement sur toutes les descentes de Grenoble. Elles nous permettaient agréablement d’enchaîner les courses, les changements de carres, les freinages et les fixations. Nous avons réussis 284 placages défensifs et 20 offensifs (FCG : 105 et 19). Le roi Delaporte a montré l’exemple avec ses 37 placages défensifs et 2 offensifs sur les 40 réalisés. Il a été suivi par les meneurs Ebersohn (92%), Stroe (89 %), Jacquet (88 %), Kotze (81 %), Jelonch (79 %) et Urdapilleta. De plus, notre combinaison Ebersohn/Combezou a participé aux efforts défensifs. Tout notre groupe avait mis une énorme densité sur les zones de rucks et de combat. Comme par exemple, le ballon gratté à 2 mètres de notre ligne suivi d’un contre, qui fait reculer le FCG de 80 mètres. Nous avons tenu au niveau du physique et du mental sur le match. Il n’y a qu’avoir notre résistance dans les 10 dernières minutes dans notre camp suite aux mêlées et pénaltouches à répétition. Nous avons arraché des ballons dans les mains de Grenoblois. Même la rotation a contribués de maintenir notre cap défensif et notre stratégie.

 

C’est sûr que le chemin est encore escarpé sur le versant de l’attaque : mais il y a du mieux car nous avons vu des enchaînements et des mouvements intéressants. Ce 4ème succès hors de nos bases nous fait du bien à la tête et au classement. Ainsi, nous restons au contact du peloton avec notre 8ème place : soit à 6 points de Bordeaux et à 7 du Racing et de Lyon (les 4 et 5èmes). De plus, nous enregistrons le retour de notre poulain Jelonch et Palis retrouve peu à peu ses marques.

 

Ce que j'ai aimé, l’interception de Rallier Jennecker, Delaporte, Paris, notre duo de centre Ebersohn/Combezou, la défense retrouvée, tout notre collectif uni et solidaire, le 100 % au pied d’Urdapilleta avec 11 points (3ème buteur de la journée), le pack grenoblois, N’Kinsi, Taufa et Kilioni.

 

Les points négatifs sont notre mêlée en première période, notre indiscipline avec deux cartons jaunes (Tichit, Samson) et trop de fautes concédées la baisse du niveau du jeu en 2ème mi-temps.

 

Paris prend 5 points contre Perpignan, qui n’y arrive toujours pas. Le réalisme des lyonnais assomme le poids lourd Montpelliérain, qui subit son 4ème KO à domicile. Pau met fin à l’embellie Bordelaise : une victoire bonifiée grâce à leur supériorité numérique. Ainsi, ils oublient les remous en interne de la semaine (la mise à l’écart d’Hayman). Toulouse gagne à Agen et continue sa série d’invincibilité. Toulon perd au Racing et n’a toujours pas pris le moindre point à l’extérieur. Clermont s’affiche de plus en plus comme le favori au titre : les jaunards ont été impressionnants face aux rochelais.

 

Dernière ligne droite pour la qualification en 1/4 de finale de la Champions Cup. Ainsi, Castres se déplacera à Exeter ce dimanche 13 janvier puis recevra Gloucester le samedi 19 janvier. Tous les espoirs sont encore permis !!


Article Zaza

Crédit photo Métro sports.fr/Alain THIRIET (tous droits réservés)



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