Ce samedi après-midi, les Irréductibles recevaient l’épouvantail du Top 14, l’ASM Clermont Auvergne, dans son jardin de Pierre Fabre.

 

Après de multiples amendements pour fertiliser la terre auvergnate, Urdapilleta éclaircissait le jeu avec sa remise intérieure à Batlle, qui forçait la ligne jaune. Urdapilleta buttait la transformation et une pénalité. Puis, Fernandez mettait la première graine (tir au but). Les tarnais ne cessaient d’envahir le sol clermontois. Suite à des rotations de culture (alternances de jeu), Urdapilleta allongeait sur Palis, qui développait vers Laveau, pour le deuxième éclat (essai). Sur une mêlée, la binette Yato cassait la croûte défensive castraise. A la dormance, les jardiniers tarnais menaient 15 à 8.

Grosso cernait notre attaque, il interceptait et empruntait notre plate-bande pour  repiquer la plante « Jaune et bleue ». Urdapilleta et Kockott taillaient l’indiscipline des Jaunards par 3 fois. Et Laidlaw réduisait le nombre de fruits entre eux et nous. Les Bleus et Blancs récoltaient les fruits d’une belle victoire sur le score de 24 à 16

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Dès les premières minutes, tous les Olympiens étaient entreprenants, agressifs et présents sur les duels. Ils concrétisaient leur domination et la possession par deux réalisations. Ils infligeaient de longues séquences et nous offraient de belles actions et de beaux gestes. Ils ont été persistants en défense (9 placages pour Vaipulu, Jacquet, Tichit et Jennecker) et ont contribué ainsi à laisser leur terrain en jachère.

Le power ranger Vaipulu n’a cessé de labourer les terres de l’ASM par sa puissance, ses ballons portés, ses 32 ballons joués à la main et ses 3 passes après contact. Et Mafi nous a montré ses qualités physiques et techniques (franchissements, chistera à Vaipulu...).

Et que dire de l’arrière Palis, il a élagué les branches défensives par ses percées, ses relances, ses prises aériennes et son implication active. Il est très en jambes : il a parcouru 115 mètres.

La plante vivace Caballero a résisté aux rigueurs clermontoises sur les touches (5 prises) et sur les attaques (10 placages). Il ne fait que se bonifier avec le temps comme le vin. Yannick pourquoi ne rempilerais-tu pas ?

Les jeunes pousses ont été très apprécié sur tous les plans. En effet, Delaporte a sarclé les clermontois sur les rucks et les zones de combat (13 placages défensifs et 2 offensifs). En mêlée et en défense, Hounkpatin a été impressionnant pour sa première titularisation. Flash Laveau a été tranchant et a inscrit un essai.

L’association Urdapilleta et Kockott aura été à l’unisson. Kockott a excellemment drainé le jeu et a été judicieux sur son jeu au pied (il a privé Clermont du bonus défensif avec sa pénalité). Urdapilleta a très actif sur les passes (35) et la défense (dommage qu’il n’ait pas pu projeter Grosso en touche sur le 2ème essai).

Cependant, nous avons eu des déchets sur nos offensives : Palis oublie Laveau, l’en-avant de Mafi, Combezou qui préfère aller au duel alors qu’il y avait un surnombre au large, une passe mal ajustée d’Ebersohn à Laveau, un ballon sorti trop tard sur un ruck. De plus, notre artilleur Urdapilleta a eu des carences au pied : 8 points laissés en route, qui auraient pu mettre notre récolte sous cloche (à l’abri).

Sur ces deux coups de feu en 1ère période, Clermont a inscrit 8 points. Même si je pense qu’il y avait obstruction de Choully sur Caballero, qui ouvre ainsi la porte à Yato. Ils étaient forts sur les mêlées et les ballons portés et costauds en défense notamment dans les 20 premières minutes. Et puis, notre irrigation offensive était interrompue par Grosso, qui en profitait pour inscrire un essai. L’entrée de l’écossais Laidlaw en 2ème mi-temps a apporté plus de vitesse dans le jeu et la rencontre s’est équilibrée.

Enfin, il y aurait pu avoir des cartons pour Jennecker (déblayage très limite) ou pour le clermontois qui assène un coup de poing à Hounkpatin.


 

Nous avions vu des prémices d’un CO de retour contre La Rochelle, Grenoble et Gloucester. La confiance et les bases retrouvées (collectif uni et défense), le groupe est monté en puissance au fil de ces rencontres. Et voilà, ils entreprennent davantage, réussissent leurs passes, construisent leurs actions et la ligne arrière est mis sous les feux des projecteurs (sur nos 6 derniers essais, 5 le sont par nos 3/4). Cette victoire permet de se rapprocher des places qualificatives : 5 points de Paris (6ème) et à 6 de Bordeaux (5ème). Surtout, notre équipe envoie un signal fort aux autres concurrents : Et oui, nous sommes toujours là et il faudra encore compter sur nous. Bien sûr, il y a encore du travail sur la discipline et le réalisme. Puis, le ciel bleu semble se dégager sur le banc des blessés avec le retour de notre serial Killer Dumora et le centre David qui devrait postuler pour la délocalisation à Pau. Enfin, s’il y avait un succès à Pau, la pression pourrait changer d’épaules.

 

Ce que j'ai aimé, Hounkpatin, Delaporte, Caballero, Mafi, Vaipulu, Palis, tout notre collectif uni et solidaire, Yato, Ezeala et l’entrée de Laidlaw.

 

Les points négatifs sont notre manque de réalisme sur nos attaques (des 2 contres 1 mal négociés) et la faillite des buteurs.

 

Malheureusement, l’hiver est toujours rigoureux à Aimé Giral : Perpignan continue sa descente vers l’enfer après sa nouvelle défaite. Grâce à son pack solide, La Rochelle s’impose contre Montpellier. A domicile, Lyon étouffe le Racing et reste ainsi invaincu. Bordeaux gagne face à Agen et se propulse à la 6ème place. La victoire bonifiée des toulousains leur permet de prendre les commandes du championnat malgré l’absence de 7 internationaux. A la dernière minute, Toulon arrache une victoire précieuse contre Paris et ils peuvent remercier Nakosi (le futur castrais ?) avec son doublé.

 

Le Top 14 fait une pause de 3 semaines à cause du tournoi des 6 Nations et nos guerriers seront en repos pendant 10 jours.


Bravo aux jardiniers castrais pour cette belle récolte  !!! 


Article Zaza

Crédit photo Patrick OLOMBEL




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