Le Castres Olympique et le Lyon Olympique Universitaire se retrouvaient pour l’opération « Récolte Top 6 » dans l’habitat du Matmut Stadium.

 

Le bûcheron canadien Paris, récupérait la cognée (le ballon) et émondait toutes les branches défensives du LOU pour inscrire un essai de 70 mètres. Sur une touche, la foudre castraise déracinait l’arbre lyonnais et Firmin y déposait un arbrisseau (essai). Et, Kockott martelait deux transformations et une pénalité de 41 mètres. Puis, Wisnieski plantait deux tirs au but pour sanctionner deux roulures (défauts d’indiscipline). Sur une éclaircie, les Gones jouaient rapidement une peine et enclenchaient le processus de dégradation de notre forêt : Babillot était exclu pour 10 minutes et ils ajoutaient 3 points.   A la pause, Lyon était mené 9 à 17.

Dès la reprise, les baliveurs lyonnais faisaient croître la pression. Ainsi, David écopait d’un jaune et les tarnais se retrouvaient à 13. Wisnieski en profitait pour transporter une stère entre les poteaux. Cependant, le LOU n’arrivait pas à transporter ses billes derrière nos lignes. Le ravageur Wisnieski permettait aux siens de revenir à deux cubages. Enfin, le garde forestier Kockott évitait les feux de forêt (le doute et la défaite) en rajoutant six points. Les castrais s’imposaient 23 à 15.

 

Christophe Urios et son staff avaient parfaitement prévu le plan d’aménagement pour exploiter la station du LOU. Pour cela, ils ont mis en place une biodiversité dans l’équipe  avec 11 changements par rapport aux dernières rencontres. Les entrées de Tulou, Urdapilleta et de la première ligne auront apporté de la fraîcheur en 2ème période.

Les souches du succès ont été le jeu au pied millimétré de Dumora, Kockott et Spedding, qui ont permis d’occuper le terrain, de nous dégager, de renvoyer les lyonnais dans leur camp et de trouver de magnifiques touches à quelques dizaines de mètres de l’en-but rival. A la 75ème, Urdapilleta interceptait une passe de Wisnieski et il donnait un immense coup de pied à suivre. Cette action se soldait par la pénalité de la gagne.

Nous avons bien géré les réceptions de chandelles. Surtout, nous avons été ultra réalistes sur nos deux premières occasions (réalisations de Paris et Firmin). Notre canadien Paris nous aura a montré tout son talent et sa rapidité sur son essai de 70 mètres. Paris et Smith ont eu deux balles de match et de bonus offensif. Seulement, ils ont commis des en-avant au moment de la conclusion. De plus, nous avons aussi commis des maladresses (en-avants, fautes, bras cassé) dans les 22 mètres adverses.

Notre élagage sur nos lancers en touche a été maîtrisé (un 100%) et le Robin des Bois Caballero a fortement contrarié leur alignement.

Les castrais ont retrouvé leurs racines défensives : Babillot et Jelonch ont été de véritables nœuds. Tout l’ensemble a contribué aux rejets des attaques lyonnaises avec leurs montées rapides et agressives. Une faillite de productivité que Lyon n’avait encore connu cette saison. Le collectif des Bleus et Blancs s’est resserré et ne s’est pas affolé à 13 contre 15. Ils ont su confisquer le ballon pour faire tourner le chrono le temps que Babillot revienne en jeu et ils n’ont encaissé que 3 points.

Toutefois, nous avons connu un tronçonnage dans la discipline : deux cartons jaunes (Babillot et David), 18 pénalités pour fautes au sol, fautes dans les rucks, hors-jeu et des mauvaises liaisons en mêlée.

Les hommes de Mignoni ont cultivé l’essence reine, la possession, (61 % en 1ère mi-temps) sans réussir à mettre en place leur jeu. Ainsi, ils n’ont jamais trouvé de débouchés (essais).

Enfin, les deux groupes ont voulu décrocher le bonus dans ce match cadenassé : le défensif pour le LOU et l’offensif pour le CO.

 

Ce 6ème succès à l’extérieur nous permet de prendre le meilleur sur un concurrent direct, de réintégrer le Top 6 et de mettre maintenant la pression sur les exploitations forestières de Bordeaux et de Paris. Les Olympiens sont en frondaison dans tous les secteurs (touche, mêlée, rucks, combat, défense, attaque, intensité, stratégie). Il reste cependant à scier la branche indiscipline. Attention, la sève du Champion circule à nouveau dans les arbres tarnais.

 

Ce que j'ai aimé Paris, Kokcott, Tichit, Dumora, Babillot, les entrées de Tulou et d’Urdapilleta, les touches, la défense, l’essai de Paris, la volonté d’aller chercher le bonus offensif dans les dernières minutes, Fearns, Doussain.

 

Les points négatifs sont nos deux cartons jaunes, les deux occasions manquées (Paris et Smith), le temps perdu sur les mêlées, la sortie sur blessure de Firmin.

 

Un aménagement des forêts du Top 14 très varié : le Racing et Clermont ont coupé à blanc La Rochelle et Grenoble. Puis, Montpellier et Pau se sont régénérés face à Bordeaux et à Agen. Perpignan ne trouve toujours pas la clé du développement durable et Toulon en profite. Enfin, Toulouse entretient sa gestion intensive (12 victoires consécutives et la place de leader confirmée) et créé ainsi des dégâts à Paris.

 

Le Castres Olympique recevra l’Union Sportive Arlequins Perpignanais pour la 19ème journée. Pour rester dans la course au Top 6, une victoire bonifiée serait idéale. Mèfi, de ne pas les prendre de haut et de ne pas réitérer le match contre Agen!!


Dans cette forêt des phases qualificatives, les Irréductibles y sont encore  !!!


Article ZAZA


Crédit Photo AFP



 

 

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