Dans la course au Top 6, les maîtres horlogers castrais devaient démontrer leur savoir-faire à leurs homologues charentais ce samedi 6 avril dans leur atelier de Pierre Fabre.

 Le régulateur Urdapilleta a remis la montre CO à l’heure avec ses 3 pénalités. Mais, le balancier Andreu oscillait de la gauche vers vers la droite pour finir derrière la ligne. Et, leur aiguille West se stoppait sur le chiffre 5 (points). De plus, notre barillet Paris se dérégler pendant 10 minutes (carton jaune). Néanmoins, cette complication indiquait le temps du réveil aux Irréductibles. Ainsi, les tarnais enclenchaient le poussoir du groupé pénétrant et Combezou terminait le mouvement (essai). A la pause, le cadran affichait : CO 14 – ASR 8.

À la 64ème, Urdapilleta ouvrait la commande « Drop » et le boîtier s’agrandissait de 3 mesures. Toutefois, West amortissait le choc, il passait une pénalité. Et puis, le ressort maritime Sinzelle sautait (carton jaune à la 72ème). L’alliage Urdapilleta produisait encore 3 points. Puis, la manufacture tarnaise activait leurs dispositifs « percussions » et « pilonnage ». Ainsi, Tulou réussissait à imposer sa carrure pour le 2ème essai. Enfin, le gong sonnait la fin de la partie et le CO s’imposait 25 à 11.



 

Pendant les 25 premières minutes, le Stade Rochelais nous a imposé son tempo et son jeu. Leurs surpuissants avants créaient une véritable onde de chocs dans notre défense (la grosse percussion d’Atonio sur Tichit, des ballons portés, des percussions virulentes...). Ainsi, ils permettaient à leur ligne arrière de se déplacer plus vite que la lumière et de repérer les espaces libres. Cette pression constante nous a fait déjoué : un jeu de pied direct en touche, 2 lancers perdus et un cafouillé, une accumulation de 4 pénalités, des placages manqués (84 % de réussite). Logiquement, les Maritimes inscrivaient leur essai par le feu follet Andreu.

Toutefois, il a fallu le coup de sifflet de Monsieur Lafon pour inhiber l’interception de l’oscarisé Kockott. Il en fallait pas plus pour l’énerver. En effet, il plaquait son vis à vis sur l’action suivante et permettait à Urdapilleta de passer une pénalité. Malheureusement, quelques minutes plus tard Air Canada, Paris, écopait d’un carton jaune (notre 24ème de la saison). Ce carton a été le réveil de la révolte castraise. En infériorité, les tarnais ont marqué 8 points : un essai (Combezou) et une pénalité (Urdapilleta). Et, ils auraient même pu aggraver le score sur la sirène : ils ont mal négocié une pénaltouche (les sauteurs s’étaient placés devant le preneur de ballon).

Sur la 2de période, les tarnais ont davantage occupé le terrain maritime. Notre messi Urdapilleta a été précieux dans ce secteur (il a contribué au 12 % du jeu au pied), les tirs au buts (un seul échec : une transformation) et le jeu. Surtout, il a claqué un magnifique et intelligent drop pour donner de l’air à son équipe. Les perforateurs Vaipulu, Tulou, David ont fait très mal notamment dans l’axe. Puis, le collectif tarnais s’est resserré en défense avec les Babillot, Jelonch et Combezou (nous finisssons 2de défense de la journée). Ensuite, les Olympiens se sont nourris des fautes rochelaises (la  poussette de Vito sur Samson en touche, la carton jaune de Sinzelle, l’obstruction de Roudil…).

Notre pack a été costaud sur les mêlées (une seule perdue sur nos 9 introductions). Ils ont su prendre les commandes de la rencontre en étant plus agressifs, plus mobiles et plus stratèges. Lassalle a été impérial sur les touches (il a pris 5 de nos lancers et a capté une touche adverse). Les tarnais ont eu la volonté d’appuyer sur le champignon (jouer l’attaque) et de montrer leur caractère (le choix des pénaltouches, la 2ème sur la sirène).


Les Irréductibles ont été plus performants sur les rucks (87 contre 72), la possession (55 % contre 45 %), l’occupation (56 % contre 44 %) et la zone de marque (28 % contre 9 %). Ils ont commis seulement 4 en-avant contre 8 pour La Rochelle.

Cependant, les Bleus et Blancs ont laissé échapper de bonnes occasions : un en-avant à 5 mètres de l’en-but adverse (55ème), une passe maladroite de Kockott à Jelonch (58ème), Jennekcer qui était retourné dans l’en-but (61ème), un bras cassé sifflait contre nous alors que nous avions une mêlée à 5 mètres (introduction tardive).

Cette victoire nous permet de rester dans le TOP 6 et nous privons les Charentais du bonus défensif. Ainsi, nous éloignons l’Atlantique Stade Rochelais et l’Union Bègles-Bordeaux de 6 longueurs. De ce fait, nous sommes 5ème avec 58 points, à égalité avec le Racing (4ème) et à 2 points de LOU (3ème).

 Ce que j'ai aimé Palis, David, Combezou, Urdapilleta, Vaipulu, Tulou, le drop d’Urdapilleta, notre mêlée, notre réaction sur la 2de période, Rattez, Atonio.

 Les points négatifs sont les 2 cartons jaunes qui auraient pu virer au rouge (Paris et Sinzelle), nos premiers lancers en touche, nos 20 premières minutes en 1ère mi-temps (domination, 84 % placages réussis alors que l’ASR était à 100%).


 Toulon a mis fin au cycle de victoires toulousaines dans l’enceinte du stade Vélodrome. Puis, la fréquence du diapason Girondin a vibré plus fort que celle des Catalans.Ensuite, Grenoble se remet en ordre de marche et Germain aurait pu même enlever le bonus défensif à Paris à la 80ème (pénalité ratée). Le bijoutier montpelliérain a usé du marteau et du chasse-goupille pour raccourcir le bracelet agenais. Pau s‘est fait accrocher par le réalisme Lyonnais. Enfin, l’assemblage Racing était de haute horlogerie à Michelin, ils ont fait match nul et auraient pu l’emporter (Machenaud avait les 4 points de la victoire au bout du pied).

 Le Castres Olympique se rendra sur le bassin Aquitain pour défier l’Union Bègles-Bordeaux le samedi 13 avril. Ce match doit être l’occasion d’effacer notre ardoise et de célébrer notre jour d’indépendance.

Article Zaza

Crédit photos Patrick OLOMBEL


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