Ce samedi 27 avril, le public a assisté à une rencontre paranormale entre nos Irréductibles et les Stadistes.

 La première séance a été sous haute tension et énergétique. Les témoins ont vu l’apparition des premiers points qu’à la 30ème. L’agent Ramos était imprégné de réussite sur ses deux pénalités. Mais, les castrais montraient toutes leurs facultés de puissance sur une mêlée. Ainsi, ils obtenaient une double supériorité numérique et un essai de pénalité sur le gong. A la pause, l’opérateur CO menait les débats : 7 à 6.

Au retour des vestiaires, des phénomènes inexpliqués s’abattaient sur les esprits tarnais : renvoi direct, flottement dans l’organisation et la communication, le prophète Ramos interprétait 3 cartes à jouer. Et d’un coup, des éclairs de clairvoyance. A la baguette, Super David apportait sa puissance, Kockott transmettait au rayonnant Vialelle, qui irradiait ses ondes sur la défense des Rouges et Noirs. Trois minutes plus tard, David remettait de la psychose dans leur défense et Kockott avait la bonne perception : un départ au ras et un raffut pour filer derrière la ligne. Après c’était un mano a mano entre buteurs. Malheureusement, le fantôme « Raté » ressurgissait pour nos Olympiens dans le jeu au pied alors que Ramos appliquait parfaitement ses connaissances. Finalement, les chakras étaient du côté toulousain : ils arrachaient in extremis la victoire d’un point (CO 20 – ST 21).


 Dans le 1er acte, nous avons vécu une période d’hypersensibilité de 10 minutes, peut-être à cause de l’enjeu et du contexte. Pourtant, les âmes étaient présentes en défense (vol d’une pénaltouche, contest de Babillot, aucun point encaissé). Peu à peu, les castrais retrouvaient de la fluidité dans le jeu et provoquaient des mirages (percées de Jelonch ou de Vialelle). La prémonition de tension et de heurts se réalisait : Monsieur Descottes a eu du mal à gérer les hommes. Il a averti plusieurs fois les capitaines sans sortir le moindre carton, qui aurait pu permettre d’apaiser les esprits. Et l’aura de notre pack, nous aura permis de leur passer devant sur la sirène. Cette 1ère mi-temps était intense et offrait du combat.

Consciemment ou non, nous sommes rentrés des vestiaires moins fringants et moins combattants. J’ai l’impression que nous avions fait le plus dur en leur passant devant, que nous allions gérer avec l’aide du vent et que nous étions en plus en double supériorité numérique. Les toulousains ont accéléré, nous ont mis la faute et nous infligé rapidement un 9 à 0. Un état de conscience nous a permis de revenir avec les essais de notre Made In Aquí, Vialelle, et de notre génie Kockott. Nous pensions à nouveau que le plus dur était fait. Et patatrac, ma hantise d’une défaite se profilait.


Dans l’imaginaire collectif, nous aurions jamais pensé perdre cette partie quand tu domines les fondamentaux et que tu marques trois essais sans en prendre un. Le CO a eu l’occupation (55 % contre 45 %), la possession dans les 22 mètres adverses (58 min contre 21 min), les turnovers 17 contre 12, les mauls (4 contre 2) et était au-dessus physiquement. Nous avons été dominateur en touche : 2 touches perdues sur nos 14 lancers et 2 prises aux rivaux. Le duo Jelonch/Babillot aura fait des merveilles en défense. Notre groupe a eu 91 % de placages réussis contre 86 %. Ainsi, nous avions bien museler Dupont et leur armada offensive. Le trio Smith, David et Vialelle aura donné leur tournis à nos chers voisins. Après la blessure de Palis, Batlle a été repositionné à l’arrière : il a été bon dans les airs et dans le jeu.

Le Stade Toulousain a été plus fort sur les mêlées (9 gagnées sur leurs 11 introductions alors que nous c’est 2 gagnées sur nos 5 introductions), les rucks et plus réaliste. Ils peuvent remercier leur arrière buteur Ramos.

Malheureusement, nous n’avions pas le talisman pour conjurer le mauvais sort sur notre jeu au pied. Nous avons laissé 13 points en route (2 transformations, 3 pénalités) et 3 drops manqués, soit seulement 14 % de réussite au pied. C’est vrai que nous avons eu une transversale (38 m gauche) et un poteau (50 mètres en face) pour le malheureux Kockott. Je me demande toujours pourquoi il n’y a qu’un seul joueur qui suit ces tirs au but ? Et puis, nous avons surtout manqué parfois de maîtrise et de perceptions sur des temps forts : 12 en-avant contre 5, un renvoi direct en touche, le choix du drop à la 77ème alors que nous étions dans l’avancée, l’en-avant dans l’en-but suite à la percée de Vialelle (10ème) ou celui de Smith, la percée de Jelonch et Tulou qui perd le ballon (16ème), un ballon arraché sur un maul après une pénaltouche. Nous leur avons donné des points trop faciles à convertir pour un buteur comme Ramos. L’exemple parfait, c’est que nous leur repassons devant à la 75ème avec une pénalité d’Urdapilleta. Sur le renvoi suivant, nous n’arrivons pas à capter le ballon et nous commettons une faute (entrée illicite dans le ruck). Et nous leur offrons ainsi le cadeau tant espéré.

Cependant, les Toulousains ont été plus indisciplinés : 2 cartons jaunes (Ahki pour un placage à l’épaule sur Smith et Cros pour une position d’hors-jeu), 3 fautes au sol. Mais, ils ont été plus intelligents sur l’endroit de leurs fautes.


 Ce match a laissé des traces sur les corps : béquille pour Palis, fracture pour Madaule, commotion pour Ntamack, rupture du tendon pour Tauzin. Avec ce succès, les Stadistes obtiennent leur billet pour les demies et stoppent aussi notre série de 5 victoires contre eux. Nos Olympiens peuvent se consoler avec les trois réalisations inscrites à la meilleure attaque et à la 3ème défense du championnat. Nous prenons 2 points (les bonus offensif et défensif) au lieu de 5 points qui nous tendaient les bras. Ces deux points sont importants dans la perspective de la qualification. Enfin, je suis quasi sûre  que nous aurons une 3ème manche cette saison entre ces deux équipes.

 Ce que j'ai aimé Viallele, David, Kockott, Babillot, Jelonch, notre touche, Ramos.

 Les points négatifs sont les points faciles que nous leur avons donnés, notre faillite au pied, les incidents pendant et après match.

 Après la démission de Mannix, Pau retrouve des couleurs face au Racing. En s’imposant sur les Lyonnais, Agen respire et s’éloigne de la zone rouge. Montpellier se rapproche de la 6ème place après son succès bonifié sur Grenoble. A la dernière minute, La Rochelle arrache le point de bonus offensif et Perpignan est officiellement en Pro D2. A Mayol, Toulon étrille Bordeaux notamment en 2ème période avec 4 essais inscrits. Clermont fait craquer Paris à Jean Bouin et se qualifie aussi pour les demies.

 Nous allons recevoir des revanchards, les Montpelliérains, ce samedi 4 mai. Mèfi, ils sont sur une bonne dynamique depuis quelques semaines. S’ils veulent entrer dans les 6, ils devront prendre des points. Et nous, nous devons effacer notre revers face à Toulouse et conforter notre place dans le haut du panier.

 Article Zaza

Crédit Photos Patrick OLOMBEL



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